Chat Pristi !

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Chat - Mallow

Ecrire la peinture... Peintre frustré. J'ai toujours voulu savoir peindre, peindre l'abstrait, peindre les pensées. Avec des couleurs vives, des fonds sombres, peindre des choses qui ne servent à rien et sans résultat esthétique. Juste peindre l'étrange et l'inexistant. Malheureusement, les pinceaux et moi, la peinture et moi, les toiles et moi, on a jamais été très conciliants dans nos rapports. Alors, me voila avec mes mots en guise de tube de peinture, et des allegories tordues pour l'étrange. L'écriture, ou comment peindre sans sa toile ni ses pinceaux. Appréciez-moi comme peintre et cherchez l'allegorie, cherchez la vôtre dans un déluge incohérent d'images convoquées, adoptez l'absurde au sein de votre raison, ou sabrez mes écrits avec aigreur.

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La Chaîne d'Eawyne !

Par Chat - Mallow :: 27/11/2008 à 21:48 :: Chaines
    Hum... Cinq jeux marquants ? Eh oui, le mythe du Chat sérieux (hein ? c'est le mythe qui est mythique, tendance mythomane ?) s'effondre. Car oui. Je suis un mini geek ! Enfin, un ex-geek modéré, genre centriste.

    Bref, le voici, le voilà, THE classement (après épuration cérébrale).


Number Ouane :



    Metal Gear Solid bien sûr ! Ben voui. Le super héros, intègre, furtif, philosophe (même Spiderman ne cite pas Tocqueville en désamorçant du C4 pendant que trois commandos de mercenaires russes le torturent sur un écarteur !), bref, le modèle idéal, l'Homme qui se Cache sous un Carton.

    Des premiers épisodes sur... euh... sur Sega ? Je sais plus, bref, les premiers épisodes trop moches au somptueux Snake Eater, j'ai tout suivi, j'ai même acquis les deux tomes de la Bande Dessinée (magnifique, au passage), bref, je l'assume et le claironne haut et fort, sans avoir honte de l'avouer, je suis un fanboy de MGS. Ahem.

Number twou :



    (Au passage, la numberisation n'a rien à voir avec un ordre d'importance ou de préférance, c'est un jeu de l'esprit ! Je vous laisse méditer ça)

    Hé oui, Final Fantasy. Premier jeu sur console, premier RPG... Et puis bon, un keupon post-apo avec une épée deux fois large comme sa pointure de Dock Martin's, hum, voila, tout est dit. L'amorce d'une longue toxicomanie puisque suivent dans l'ordre FF8 puis le 9, puis le 10, puis le 6 (oui, j'ai buggé) puis le 10-2... Advent Children, le film avec les fantôme, FF Tactics, bref... Chaque opus était l'occasion de discussion stratégique enflammée avec mon cousin, avec mon meilleur ami de l'époque, la Fan Fics orale façon société paléolithique... Alala, tout un monde.

Number Arbre (saurez-vous déceler le piège ?) :



    Full Throttle, ça c'est un jeu de mec ! Ouais, des motos, de l'alcool et du cynisme ! En plus, le type il s'appelle Ben... Comme... Benjamin... hein-heiiiin... J'adorais ce jeu... Si j'étais devenu baraqué et gangster, j'aurai été vivre aux USA sur les routes du Kansas avec ma moto aux pots d'échappement mutliples... Mais bon, finalement, le baril de pétrole est passé à 150$ et j'ai constaté que j'avais peur en moto... Bref, la soif de l'asphalte et mon amour pour Maureen se sont évanouis de concert. Mais le jeu en reste fantasque et fantastique (quelle scène de fin sur cet avion-cargo lancé sur le freeway...)

Number four à pain (Pitié mais arrêteeeez-moiiiiiii !) :



    (Celui qui trouve d'où est tirée la supplique annonciatrice gagne une jolie musique enregistrée, dédicacée, personnalisée et pomponnée !)

    Kyrandia III, ou comment j'ai décidé de devenir un bouffon ! Alala, je ne l'ai jamais fini, mais j'ai toujours adoré ramasser des objets à la con (pelure d'orange, fiole brisée, clou, graine de sésame), être méchant, insulter les agents du roi et les sorcières rancunières, l'hypocrisie et l'ingéniosité boulimiques... Un Dr House médiéval-fantaisie en fait. Et ce sceptre qu'on pouvait basuler d'aimable à cruel à souhait, afin de moduler son comportement... Je crois que ça a partiellement influencé ma psychologie (notamment et surtout parce qu'encore maintenant, je rêve de m'habiller en jaune et violet, d'avoir l'air diabolique en brûlant des innocents et en portant un chapeau à grelots...)

End, last but not (qu'une fin de) liste :



    La perfection. Bon ok le jeu est moche. Encore que tout se relativise. Mais c'est là LE meilleur jeu du monde. Enfin du mien (de monde). Une conspiration mondiale, un personnage humain, mais plus pour longtemps, modifié de partout bref, un super humain aux supers pouvoirs, un scénario béton, un système de jeu tellement intuitif qu'on oublie que c'est un jeu, des musiques excellentes (trip hop, électro, une vraie BO pour un jeu presque cinématographé)... Ma première approche de l'ONU (bon ok, dans lequel elle est soupçonnée de n'être qu'une association de banquiers... mais quand même ! J'ai gardé la foi, comme JC Denton !)... Tellement de richesse de jeu, pfiou, une perle, trop mythique... Nan et puis JC Denton quand même, manteau noir plus classe encore que Néo, lunettes noires plus viriles que Triniti, ce héros a genre LA classe. Et le jeu déchire tout.

    ... (oui, point final, chut)


    Eh bien voila. Cinq jeux, c'est peu sur tout le reste, mais c'est là la crème de la crème, l'élite de mon expérience. Étaient également nominés LBA 1 et 2 (Little Big Adventure) ou les aventures d'un niais en robe bleue (quelle magique épopée, du combat d'un tyran tyranique à la poursuite d'extraterrestres ...extraordinaires, haha j'vous ai eu !), Thorin's Passage (et son adorable compagnon rose vif visqueux et peu contraignant), Timesplitters 2 (terminé de long en large en coop au prix de douloureuses plannifications, mais quel prestige que celui de la réussite !), Crash Bash (hein cousin ! Et Nico maintenant, 162% quoi !), Zelda (Je dois reconnaître que Ocarina Of Time m'a séduit durablement... mais c'est le seul que j'ai essayé !), Duke Nukem 64 (alala... "Putain elles sont où les Doom-doom ???!!?"... "ah nan ça c'est mon lit, toi t'es là bas... oui oui, le coin tout moisi près de la fenêtre"), Hexen et Heretic (basique, mais réussis, et j'y ai tellement joué... dont Hexen tout de même, mon premier jeu en réseau local avec des amis de mon père, à 6ans j'leur lattait déjà la tronche avec le guerrier !), Day Of Tentacles (que j'ai hésité à classer, mais disons qu'il pourrait aller de paire avec Full Throttle... pas dans le thème mais dans l'affection ! Aaah, Laverne, quelle fille !), Warcraft II (du temps où diriger deux groupes de neuf unités permettait d'avoir la suprématie sur un ennemi largement développé)... Et d'autres qui m'échappent à l'heure actuelle, mais qui ont certainement eu une importance similaire.

Comme je n'ai pas d'ami, je ne passe la chaîne à personne, ahahaha ! Eh oui, je suis le maillon f...inal.

Pensée à quai

Par Chat - Mallow :: 11/11/2008 à 19:09 :: Psy-Chat Experiences
   Les quais. Pas d'horizon, pas de ressac pour le rêveur. Seulement des pierres grises pour l'écume et des bouteilles en verre en guise de poissons. Les quais de la gare, à six heures du matin. La nuit, encore épaisse, étouffe les silhouettes. On ne distingue son prochain qu'au nuage de condensation régulier qui s'échappe un peu au dessus d'une écharpe, un peu en dessous d'un bérêt... Les quais, sans l'air marin.
    Les quais, podium de défilé des gens fatigués. Un poids sur la poitrine, impossible de respirer pleinement, nos poumons sont encore engorgés de sommeil. Ici un homme pratique l'audace à plein temps, il fume. Il a du caractère dans la démarche, du panache dans sa moustache : dégaine de l'indic new-yorkais des films américains, fierté stalinienne dans le maintien. Les mains dans les poches, il ferme la porte au nez du vent glacé. Sa cigarette pend de ses lèvres, bâton de cendres en équilibre sur un filtre. La fumée ressort par à-coups et fait concurrence aux nuages de froid habituels.
    Le train arrive : perfusion de voyageurs. Le train nous fait oublier où l'on est. Si ce n'est le mouvement, viennent bien vite les crissements des rails. On imagine sans peine la provenance de ces hurlements. On plonge toujours plus profond dans l'obscurité, avec célérité on s'enfonce dans l'ombre de la terre, et toujours plus de cris nous accueillent. Chacun de les écouter à sa manière. Parce qu'au final, ces cris sont l'hymne des voyageurs, un chant irréductible.
    Enfin le lombric de métal ralentit, entre dans la lumière. Dans un soupir épuisé, les portes s'ouvrent et l'on est invité à poser le pied sur un nouveau quai.

Un acouphène à la campagne

Par Chat - Mallow :: 01/11/2008 à 23:06 :: Psy-Chat Experiences
   Obscur. Une ombre effrayante. La voiture est aspiré le long de l'asphalte, et l'on contemple la noirceur même, celle qui gomme la vie, noie l'existence, cette noirceur qui avale tout. Sur le côté, à travers une vitre tachetée de boue séchée, les arbres fantomatiques, une forêt spectrale défile sous le regard. Il n'y a rien derrière ces arbres. Le regard est confus, la pensée paralysée. À trop s'y plonger, on perd jusqu'à l'idée de ce qu'on cherche fébrilement à discerner pour se rassurer. Finalement, la peur jaillit d'entre les troncs et saisit notre esprit égaré, elle étreint avec force l'âme sur le qui-vive, la flamme qui tentait sans succès de faire le jour derrière la végétation. Nous avons peur parce que la nuit, la réalité disparaît, au profit de notre imagination, bras servil de notre inconstance. De là vient que nous avons peur...

    Un sifflement. C'est insupportable. Et à la fois insidieusement mélodique. Proche, inhérent, c'est la harpe de ma propre déchéance qui fait naître ces notes, et ce sont probablement les mains de la folie qui actionnent ses cordes. Les détails sonores fondent et se mêlent, comme on lave avec rage la peinture d'une palette après avoir gâché une toile.

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